L’un des enjeux primordiaux pour la bonne santé d’une équipe (et d’une entreprise) est de savoir de valoriser les atouts, forces uniques et actions de ses équipier(e)s sous la forme de feed-back ou stimulations.

Au cours de nos interventions, nous sommes frappés de constater qu’un certain nombre de collaborateurs ne se sentent pas suffisamment reconnus ou acceptés par les autres. De fait, ils mettent en place des jeux psychologiques (souvent à leur insu et à l’insu des managers pas ou peu formés à ces approches) dont l’objectif inconscient est d’obtenir une dose de stimulation, même négative, préférable au fait d’être totalement ignoré de son manager ou ses collègues !

Dans ses travaux en analyse transactionnelle, Claude Steiner, a établi la notion de signes de reconnaissance (ou « strokes » en anglais). En clair, pour son équilibre intérieur, un individu a besoin de recevoir un nombre significatif de ces stimulations de la part de ses managers, pairs, et collègues. Elles jouent un rôle déterminant dans son développement et son sentiment de bien-être au travail qui se traduiront en termes d’engagement et de responsabilisation.

Comment le manager-coach donne-t-il des signes de reconnaissance ?

Comprenons que c’est bien plus qu’une technique, c’est un état d’esprit, une posture. En fonction de la situation, des besoins de l’équipier et de l’objectif à atteindre, le manager-coach donnera un signe de reconnaissance négatif ou positif. Ceux-ci ont la même valeur en termes de stimulation à partir du moment où la formulation est factuelle et constructive.

Concrètement, il existe  4 signes de reconnaissance :

  • Conditionnels, liés à une attitude précise observée :
    • Positif : “Tes résultats ce mois-ci dans cette famille de produit sont en augmentation de 10%, félicitations pour ton travail.”
    • Négatif : “Tes résultats ce mois-ci dans cette famille de produit sont en recul de 10%, je suis inquiet. Que proposes-tu pour rebondir ?”
  • Inconditionnels en relation avec un état d’être, somme cumulée d’observations : 
    • Positif : “Tu es un vrai professionnel dans ton management, bravo.”
    • Négatif : “Tu es vraiment un incapable.” Ce dernier humilie la personne, c’est un jugement qui place une étiquette générale sur quelqu’un, il est donc à bannir totalement.

2 derniers conseils :

  • L’absence de signes de reconnaissance (même négatifs) s’apparente à de l’indifférence, donc une sorte d’effacement social angoissant :  il n’y a rien de pire !
  • Sachons nous-même recevoir des signes de reconnaissance quand ils sont dits avec sincérité, de façon dosée et appropriée. Et quand ils ne viennent pas à nous, sachons les demander à l’autre avec authenticité.

Sur quel type de signe de reconnaissance vais-je m’exercer cette semaine ? Avec qui ?